Présentation

Bonjour à tous,

18 ans, rêveuse, passionnée de voyages et de lectures, je souhaite faire de ce blog une sorte de petit journal de vie sur mes passions, mes expériences, mes envies.

Je m’appelle Marion, et je suis une étudiante en sciences sociales et politiques à Lille. Depuis maintenant quelque temps, je nourris le projet de créer un blog sur mes lectures, mes coups de coeur cinéma, mais aussi sur mes voyages ou des faits d’actualité qui m’ont marqué.

Souhaitant devenir journaliste par la suite, je pense que ce blog sera pour moi l’occasion d’écrire sur des sujets qui me passionnent et donc de m’entrainer à faire des recherches, à m’intéresser à un sujet donné et à écrire, mais aussi le moyen de garder un souvenir, une trace de ce que je fais.

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Plus de 2 000 bureaux de votes mis sous scellés en Catalogne.

Ce dimanche 1er octobre, est prévue une consultation par référendum pour l’autonomie de la Catalogne. Une consultation interdite par la justice.

Selon le Monde, le Président de la région de Catalogne, Carles Puigdemont, est déterminé à aller jusqu’au bout.

Le gouvernement espagnol, lui, a interdit le référendum et a fermé une grande partie des bureaux de votes. Un véritable climat de tensions règne entre le gouvernement de Rajoy et les indépendantistes.

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Pourquoi ce référendum suscite-t-il une telle crise ?

La Catalogne rassemble 16% de la population espagnole et représente 20% du PIB du pays. C’est donc la région la plus riche d’Espagne.

En 2006, le Parlement espagnol adopte un nouveau statut qui renforce l’autonomie de la Catalogne et dont le préambule la définit comme une nation à l’intérieur de l’Etat.

Puis, en 2010, après une demande du Parti Populaire (PP), la Cour Constitutionnelle espagnole annule 14 articles de ce statut d’autonomie et rejette ainsi l’usage du catalan comme langue préférentielle dans les administrations et les médias. Une décision vécue comme une trahison pour de nombreux catalans et qui renforce la campagne pour l’indépendance de la région. Le 11 septembre, jour de la fête nationale catalane, devient alors un jour de grandes manifestations pour l’indépendance.

En novembre 2014, la Catalogne organise une consultation symbolique sur l’indépendance, malgré l’interdiction de la Cour Constitutionnelle. Le OUI pour l’indépendance a représenté 80% des votes. Mais, le taux de participation était seulement de 33% des inscrits. Donc, seuls 1,8 millions sur les 7,5 millions de Catalans ont voté oui. Cette consultation était simplement un processus participatif sans conséquence légale.

Enfin, en septembre 2015, lors des élections régionales, l’ensemble des partis indépendantistes (de gauche et de droite) obtiennent 47,6% des voix. Ils deviennent pour la première fois majoritaires en sièges au Parlement Catalan. Carles Puigdemont devient président de la région début 2016. Et en juin 2017, il annonce la tenue d’un référendum d’auto-détermination pour le 1er octobre (AUJOURD’HUI).

Madrid prévient que ce référendum n’aura pas lieu.

Quelles compétences possèdent la Catalogne et pourquoi veut-elle l’indépendance ?

La Catalogne dispose de son propre parlement, de son propre gouvernement, de sa propre police. Elle se charge elle-même des questions d’éducation, de santé, de sécurité et des services sociaux. Le Castillan et le Catalan sont les deux langues officielles de la région, mais à l’école les cours sont donnés en catalan. C’est donc une région très autonome sur de nombreux aspects.

En revanche, la région n’est pas compétente en terme de défense, de relations internationales et de fiscalité. C’est ce dernier point qui incite le plus les Catalans à demander l’indépendance.

Le référendum aura-t-il lieu ?

Le référendum du 1er octobre est illégal.

Face au refus de Barcelone de faire marche arrière, les forces de l’ordre espagnoles ont décidé de saisir les près de 10 millions de bulletins de votes ainsi que les convocations qui devaient être adressés à environ 45 000 assesseurs. La Cour Constitutionnelle espagnole a également annoncé qu’elle avait infligé des amendes aux organisateurs du référendum.

Samedi 30 septembre, veille du référendum, la police a mis sous scellés plus de la moitié des 2 315 bureaux de vote.

Mais, le vote aura-t-il quand même lieu ? 

En réponse à cette question, Le préfet Enric Milo a déclaré: « il est logique de penser qu’il se passera quelque chose demain, mais ce qui est sûr, c’est ce que ce ne sera pas un référendum ».

Charles Puigdemont a annoncé dans un entretien accordé à l’Agence France-Presse qu’il était disposé à renoncer au scrutin si le gouvernement du conservateur Mariano Rajoy acceptait d’ouvrir des discussions qui permettraient d’organiser un référendum légal.

POUR ou CONTRE les espaces réservés aux femmes dans les transports en commun ?

Lors de mon road trip au Mexique il y a maintenant trois mois, j’avais été surprise de voir qu’il existait dans le métro des wagons réservés aux femmes. Des wagons où les hommes n’étaient, normalement, pas admis. Sur le moment, j’avais trouvé que c’était une bonne idée. Les femmes avaient le choix de s’assoir où elles voulaient, en ayant la possibilité d’éviter des remarques désagréables ou comportements inadaptés de la part de certains hommes.

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Wagons réservés aux femmes et aux enfants à Mexico Ciudad.

Mais en y repensant et en lisant certains articles de presse, je me suis rendue compte que l’idée n’était pas aussi bonne qu’elle le paraissait.

On ne fait que déplacer le problème.

L’idée part d’un bon sentiment mais mettre en place une sorte de ségrégation dans les transports publics, c’est laisser entendre que les agressions que subissent certaines femmes sont inévitables. C’est donc laisser entendre que les hommes harcèleront et agresseront toujours les femmes. Le seul moyen d’y remédier serait donc d’empiéter sur la liberté des femmes, en restreignant leur espace personnel, pour “leur propre sécurité”.

Ce serait aux femmes d’agir contre les agressions.

L’éternel débat revient ici. Lorsqu’on incite les femmes à se vêtir d’une certaine manière, à faire attention à leur comportement, à ne pas passer par certains endroits la nuit, cela revient à dire que c’est à elles d’agir afin d’éviter d’être agressées. Ne serait-ce pas plutôt aux hommes de se contrôler ?

La solution d’espaces réservés uniquement aux femmes pose aussi un autre problème : si une femme se fait agresser alors qu’elle était dans un wagon ouvert à tout le monde, comment les gens réagiront ? La traiteront-ils en victime ou en coupable ? Cette dernière osera-t-elle porter plainte ?

Une solution insultante pour les Hommes.

Pour finir, cette idée de séparer les hommes des femmes est extrêmement insultante pour la grande majorité des hommes. C’est ainsi sous-entendre qu’ils sont tous dangereux, et qu’ils sont tous potentiellement des prédateurs sexuels incapables de maitriser leurs pulsions. Une image très réductrice du sexe masculin.

 

C’est pourquoi, lorsque fin août, un député britannique a demandé la création d’espaces réservés aux femmes dans les transports en commun afin de faire baisser le nombre d’agressions, la polémique a refait surface. En effet, cette solution risquerait de nous faire reculer au moment où nous commençons à avancer sur le terrain de l’égalité homme-femme.

Je suis allée au meeting de Marine Le Pen, et ça m’a fait peur.

Je m’y suis rendue par curiosité. J’étais curieuse de voir quel type d’électorat avait le Front National, comment Marine Le Pen était, comment elle réussissait à convaincre autant de personnes. Je voulais le voir de mes propres yeux. Et je n’ai pas été déçue.

Je suis allée à ce meeting, organisé au Zénith de Lille avec un groupe de copains, également contre le FN et ses idées. Là-bas, nous avons été interviewés par la radio, mais nous nous sommes empressés de dire que nous venions voir Marine Le Pen, par curiosité, « pour constater les dégâts », comme a dit une de mes amies. Nous ne voulions surtout pas être assimilés à tous ces électeurs du FN, même si le simple fait d’être à ce meeting laissait entendre que nous les soutenions, malheureusement.

Après une fouille très élaborée, nous avons pu accéder aux gradins et nous nous sommes installés au milieu de ces pro FN. La salle était pleine à craquer. Des jeunes, des personnes âgées, des enfants. Je n’étais vraiment pas à l’aise. Ils hurlaient des « On est chez nous » sans cesse. C’est là que j’ai réellement pris conscience qu’il y avait énormément de personnes derrière Marine Le Pen, énormément de Français en colère derrière le FN et qui hurlaient tout haut leur haine.

En plus de ces fans vraiment dérangeants (une de mes amies s’est pris de nombreuses fois un drapeau dans la tête parce qu’elle ne se levait pas et n’applaudissait pas), le discours de Marine Le Pen était lui aussi très dérangeant. Elle n’a quasiment pas évoqué son programme, à part quand elle a dit « Vous pouvez retrouver mon programme sur mon site  Marine2017.fr. Sinon, pendant ses 1h10 de discours, elle n’a fait que critiquer ses adversaires, en insistant particulièrement sur Macron, les hommes politiques actuels et l’état dans lequel ils laissaient la France. Elle a également une vision très pessimiste de l’Union Européenne, qui selon elle, vole les droits des Hommes et que, de toute façon, elle est vouée à mourir.

Son discours xénophobe, lorsqu’elle dit « Nous ne voulons pas des migrants de Mme Merkel » ou lorsqu’elle parle d’insécurité due à cette immigration, déchaine les passions chez le public, provoquant des tonnerres d’applaudissements, des acclamations telles que «La France aux Français », « On ne veut pas de vous », « Dégagez ». (Voir ma vidéo sur mon compte instagram lafuretteenalerte (https://www.instagram.com/lafuretteenalerte/)

FN

Pour des personnes comme moi et mes amis n’étant absolument pas pour Marine Le Pen, c’était un discours gênant, oppressant et les réactions des électeurs FN nous ont rendu assez tristes.

 

Une journée dans le quartier européen à Bruxelles.

Étant en première année d’une licence européenne de science politique, mon école a organisé ce jeudi 23 mars une journée à Bruxelles, capitale européenne, pour visiter la Commission Européenne et le Parlement Européen. Petit retour sur cette journée.

europe

4h50 : Réveil assez difficile. Après une bonne douche et un gros petit-déjeuner, direction Boulevard Vauban.

5h50 : Arrivée sur le lieu de rendez-vous où je retrouve ma promo et les deux bus chargés de nous emmener à Bruxelles.

6h15 : Arrivée des derniers retardataires (ou pas), puis départ pour la capitale belge. Il y a environ 1h30 de bus entre Lille et Bruxelles, mais il faut compter les risques d’embouteillages en arrivant sur Bruxelles.

9h00: Après plus de 2h30 de route, dont une bonne heure à Bruxelles, découvrant ainsi, du car, les différentes ambassades étrangères, nous sommes arrivés à la Commission Européenne. Cette dernière est l’organe exécutif de l’Union Européenne. Elle se charge de de proposer et d’appliquer le droit de l’Union; elle est la gardienne des traités et veille sur le fonctionnement quotidien de l’UE.

10h00: Présentation des cartes d’identité pour recevoir nos badges « visiteurs », puis nous entrons dans une salle normalement réservée aux commissaires.

10h20 : Début d’une conférence qui nous présente la composition de la Commission européenne ainsi que son rôle. Nous aurions dû également avoir une conférence sur la crise des réfugiés en Europe, mais comme nous sommes arrivés en retard, nous n’avons pas eu le temps. Un peu déçue, ça aurait sûrement été très intéressant.

11h45 : Départ pour le Parlement européen, situé à cinq minutes à pied de la commission. Il a fait super beau donc c’était vraiment agréable de déambuler dans les rues de Bruxelles.

12h30 : En arrivant au Parlement, nous avons été fouillé : on se serait cru dans un aéroport. Après ça, nous avons déjeuné à la cantine du Parlement. Au menu : concombre/tomates/carottes rappées, vol au vent/frites/salade, yaourt, île flottante.

13h45 : Visite de l’hémicycle du Parlement par Charlotte Norlund-Matthiessen, une assistante parlementaire danoise. Présentation du Parlement. C’est le seul organe européen directement élu par les citoyens. Il représente les 500 millions de citoyens de l’UE. Il joue aussi un rôle essentiel lors de l’élection du Président de la Commission et partage le pouvoir budgétaire et législatif avec le Conseil de l’Union Européenne. Nous avons aussi pu poser pas mal de questions sur la fonction d’assistant parlementaire ou sur le métier de député européen.

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Hémicycle du Parlement Européen de Bruxelles.

14h30 : Rencontre avec Dominique Riquet, député européen appartenant au groupe Alliance des démocrates et des libéraux pour l’Europe. Discussion sur le rôle du Parlement, la question du Brexit, la possible arrivée du FN au pouvoir, qui selon le député, est impossible au vu des conséquences économiques négatives que cela engendrerait. Je ne suis pas sûre que tous les Français, comme il le prétend, soient au courant de ces conséquences néfastes pour la France (inflation, réévaluation de la dette à cause du retour au Franc, baisse du pouvoir d’achat …)

15h30: Départ de Bruxelles.

17h30 : Arrivée sur Lille.

Les inventaires ou le bon plan pour se faire un peu d’argent quand t’es étudiant.

Tu souhaites gagner un peu d’argent par-ci, par-là et tu n’as pas peur de travailler tard le soir ? Alors le job d’inventoriste va t’intéresser.

Inventoriste, qu’est-ce que c’est ?

En tant qu’opérateur de saisies, l’inventoriste doit scanner des codes barres d’articles dans un magasin. C’est un petit job assez simple, plutôt répétitif puisque tu ne fais que scanner et compter les produits. L’objectif est d’être le plus efficace possible, c’est-à-dire qu’il faut allier qualité et rapidité. Il faut faire attention à ne pas faire d’erreurs, donc bien compter les produits sans en oublier un seul, mais aussi être assez rapide, car l’objectif est de compter l’ensemble des articles du magasin dans un temps donné (environ 3-4h selon le magasin).

Pour ma part, j’ai déjà fait des inventaires à Auchan, au Furet Du Nord, et dans des petits supermarchés. J’avais beaucoup aimé les inventaires du Furet du Nord car, en même temps que je comptais, j’observais la papeterie, découvrais de nouveaux livres, c’était plutôt sympa ! Par contre, à Auchan, compter chaque poivrière ou salière était assez barbant … Mais bon, dans ces moments là, pour te motiver, tu penses à l’argent que tu vas gagner !

Le salaire correspond au SMIC horaire. Selon les inventaires et leur durée, tu peux gagner entre 28 et 37 euros, mais tu peux gagner encore plus si les inventaires durent plus que 4h ou s’ils sont tard dans la nuit.

Comment devenir inventoriste ?

Au début, je ne souhaitais pas spécialement devenir inventoriste, j’étais plutôt à la recherche d’un job étudiant de quelques heures par semaine. Puis, en consultant les sites proposant des jobs étudiants, je suis tombée sur une annonce pour une agence d’interim (Scanetik) recherchant des étudiants (ou pas) pour effectuer des inventaires. J’ai alors envoyé un CV et une lettre de motivation. Ils m’ont recontacté pour me donner rendez-vous afin d’assister à une séance d’informations ainsi qu’à une mini formation expliquant comme se servir d’une douchette (outil pour scanner les articles), comment être efficace et ne pas faire d’erreurs… Deux heures après cette réunion, je recevais un mail disant que j’étais prise et avec des dates, horaires et lieux des futurs inventaires ; je n’avais plus qu’à sélectionner ceux qui m’intéressaient.

Le fait d’avoir le choix de choisir les inventaires qui te conviennent, en fonction de ta disponibilité et de ta mobilité est le principal avantage des inventaires. Tu es vraiment maître de ton emploi du temps!

J’ai fait 2-3 inventaires, puis j’ai décidé de m’inscrire dans une autre agence interim d’inventaires : http://www.espacejob.com/. Pour cette agence, tout se fait sur internet : l’inscription et le choix des inventaires. Tu envoies un dossier avec CV, lettre de motivation et si ta candidature est sélectionnée, tu dois renvoyer un e-mail avec ton RIB, ton numéro de sécurité sociale… Puis, tu reçois un badge dans ta boite aux lettres, et tu peux sélectionner des inventaires, dans la région que tu auras choisie, parmi une large liste. A chaque nouvel inventaire en ligne, tu reçois un mail, donc tu es directement au courant et peux proposer ta candidature assez rapidement. Les places pour certains inventaires partent très vite !

Maintenant, je jongle entre ces deux agences pour choisir les inventaires qui me conviennent le plus, surtout en fonction du lieu. L’avantage de Scanetik est que le trajet aller-retour est organisé et se fait par navette. Quand tu ne peux pas te déplacer par tes propres moyens, c’est vraiment intéressant ! Et en plus, ils offrent un café ou un chocolat chaud dans la navette et une barre chocolatée après chaque inventaire !

Cependant, je fais tout de même attention à ne pas faire trop d’inventaires (2-3 par mois), car ils commencent souvent vers 21h et finissent aux alentours d’1h du matin, donc lorsque tu fais des études à côté, ce n’est pas facile à gérer. Mais cela fait un peu d’argent de poche, ce qui est assez motivant.